Être bien entouré est souvent une clé de réussite pour un entrepreneur. Régis Fichan, gérant de VSA (Ventes et services automobiles), a donc pris le parti de motiver ses salariés en mettant en place un Plan d’épargne d'entreprise.

« Pour moi, la priorité est de fidéliser les salariés en les impliquant autant que possible dans la réussite de l’affaire. Quand j’ai créé mon entreprise de vente de véhicules d’occasion en 2007, j’ai commencé seul. Comme l’activité se développait bien, j’ai pu embaucher une secrétaire dès 2008, et un commercial en 2010.

 

Un complément de revenu non imposable

 

Sur les conseils de mon assureur, j’ai mis rapidement en place un plan d’épargne salariale pour l’entreprise, avec un PEE (Plan d’Epargne d'Entreprise) et un PERCO (Plan d’Epargne Retraite Collectif). Chaque salarié y verse en début d’année environ 2000 euros et la société y ajoute environ 6000 euros – c’est-à-dire un abondement de 300 %, ce qui est le maximum autorisé.

 

C’est un système gagnant-gagnant : pour l’entreprise, ces sommes sont exonérées de charges sociales (1), et pour les salariés cela représente un complément de revenu qui n’est pas imposable (2). Quand ils voient le montant accumulé au fil des années, ils ont le sourire jusqu’aux oreilles ! »

Conseil d’expert

« Le management est aujourd’hui un facteur important de rentabilité et de pérennité pour votre entreprise. Dès lors que vous avez au minimum un salarié, vous pouvez mettre en place un Plan d'Epargne Entreprise.

Le PEE donne, à vos salariés, la possibilité de se constituer un capital en bénéficiant d’un abondement versé par l’entreprise. L’argent placé sur un PEE est inaccessible pendant 5 ans à compter de son année de versement, sauf cas spécifiques de déblocage anticipé (mariage, acquisition de la résidence principale, licenciement, etc.)

Quant au PERCO, il permet à vos salariés de préparer leur retraite pendant qu’ils sont encore actifs.

Ces deux systèmes de complément de revenu vous permettent d’une part, de motiver vos salariés à moindre coût (du fait du niveau de charges très inférieur) et d’autre part, si vous êtes un professionnel non salarié, de percevoir un revenu net différé supérieur à celui que vous recevriez par une augmentation de salaire (comparaison à coût total identique pour l’entreprise). »

 

Max Lassalle, Agent général Gan Assurances

 

(1) Sauf CSG, CRDS, taxe sur le montant de l’abondement sur le PERCO qui excède 2 300 € (à la charge de l’entreprise) et forfait social.

(2) Sauf CSG, CRDS et prélèvements sociaux qui s’appliquent uniquement sur les plus-values réalisées.