Amorino est une franchise de vente de glaces à l’italienne artisanales, avec un positionnement plutôt haut de gamme. C’est ce réseau qu’a décidé de rejoindre Sergiu Mihalache il y a 5 ans. Au départ, rien ne le prédestinait à faire des glaces, mais il a toujours eu le sens des affaires. Et pour financer un deuxième emplacement à Toulouse, c’est vers le crowdfunding qu’il s’est tourné.

« Je suis tombé dans la glace par pur hasard, je n’ai jamais rêvé de devenir glacier ! Quand je suis arrivé en France il y a 25 ans, j’ai commencé comme chauffeur de maître, puis j’ai créé mon entreprise, une société de transport pour faire les trajets Paris aéroports, car il n’y avait pas de navettes à l’époque. Ça a bien marché, mais 8 ans après j’ai vendu parce que je voulais partir dans le sud.

 

Grâce à une connaissance, j’ai eu vent de la franchise Amorino. J’ai décidé très vite de me lancer. La glace est un domaine où vous n’avez pas de pertes puisque tout est congelé. Et puis c’est un achat plaisir, compulsif... J’étais un peu fatigué par mon ancienne activité : les pannes mécaniques, les bouchons, le stress de devoir rembourser les billets si les clients loupent leur avion… Pour installer ma boutique, j’ai réussi à décrocher un emplacement de rêve, place du Capitole.

Aujourd’hui je veux ouvrir un kiosque sur la deuxième place la plus fréquentée de Toulouse, comme celui implanté Jardin des Tuileries à Paris. Pour financer cette opération, notamment l’acquisition du kiosque, j’avais besoin de 100 000 euros.

Le crowdfunding, plus adapté aux besoins d’un entrepreneur

Ayant investi dans plusieurs projets immobiliers, je connais le système de financement classique par prêt bancaire. Mais aujourd’hui, le monde change et ce système est de moins en moins pertinent. Quand vous allez dans une banque, vous avez l’impression d’être dans un supermarché devant des caisses automatiques. Vous choisissez vous même vos produits bancaires, vous faites vous même vos opérations sur internet… C’est en total décalage avec ce que vit l’entrepreneur, qui, lui, présente un projet qui peut être le projet de sa vie, dans lequel il a mis toutes ses tripes. Et vous avez en face de vous un représentant qui n’a aucun pouvoir, qui vous dit qu’il va transmettre votre dossier pour examen, ce qui peut prendre plusieurs mois. La personne qui prendra la décision n’aura que des chiffres devant les yeux, il n’aura pas le sentiment de l’entrepreneur, son énergie humaine…

 

Le crowdfunding est plus adapté aux besoins d’un entrepreneur. C’est un financement à taille humaine : vous avez un projet, vous y croyez, vous le présentez, et ça déclenche chez vous un engagement du fait que des personnes prennent un risque financier pour vous, même si ce risque est calculé. Ça vous met une bonne pression ! D’autant qu’avant d’engager leur argent, certains internautes n’hésitent pas à poser des questions pointues, ils s’intéressent vraiment au projet, il y a un vrai échange.

 

Pour moi, c’est un financement intelligent. A travers les questions que m’a posé également Lendopolis, je me suis rendu compte que c’était très sérieux, très professionnel. Et la vitesse à laquelle on a fait la collecte et récupéré les fonds a achevé de me séduire ! »